Deux cœurs qui battaient encore


— C’est toi ? dit-elle

— Oui, murmure-t-il

La lune pâle balaye la petite chambre. Francis ne rêve pas, elle est nue. Son corps, caressé par l’astre, est livide et figé. Deux pas plus loin, quand ses mains vont se poser sur son ventre, il saura qu’il est chaud et frémissant.

Ses doigts vont monter sur ses seins et titiller un mamelon déchu. Elle répondra par un soupir.

— Je ne sais pas si je pourrai, mais c’est bon…

— Je ne le sais pas non plus, dit-il

Avec d’infinies précautions, il enlève sa chemise et tombe son pantalon, il sera bientôt nu. Il se blottit malhabile auprès d’elle. Sa peau frissonne contre la sienne. Une main danse doucement d’un sein à son ventre, la lueur lunaire laisse entrevoir le murmure de son épiderme. Il descend encore…

— Embrasse-moi, dit-elle

Leurs lèvres s’effleurent avec douceur, leurs bouches s’unissent câlines. Elle pose sa main sur sa nuque, il glisse un genou sur sa hanche. Elle n’a pas bougé, il ne l’a pas brusquée.

Le baiser s’éternise, leurs mains tombent soudain sur le drap.

Au matin, chambre 109, le soleil illuminera un déambulateur près de la porte et un fauteuil roulant près du lit.

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