Le hijab noir

Quand Bakar se lâche et craque pour les yeux d’une sœur des quartiers. Une enquête haletante qui le fera plonger dans son passé d’ado, ses amours de jeunesse.

« Bientôt, la voix posée de la femme au hijab s’envola dans une prosodie suave en langue arabe où se mêlaient des timbres graves, presque mâles, à d’autres plus aigus, un rien cassé. Ses yeux fixaient ses mains aux doigts longs et aux ongles soignés. Quel âge avait-elle ? Trente ans ? Rien de sa silhouette longiligne, à son visage plein, sans la moindre ridule, de ses mains vierges de traces d’un labeur physique, à sa diction posée, à son vocabulaire riche, au charme qui rayonnait de sa personne ne collait avec sa tenue noire et austère. Bakar la laissa finir ses doléances puis ne put s’empêcher de briser le charme, en arabe dans le texte à son tour :

« Vous excuserez, Madame, ce que vous pourriez prendre pour un terrible affront, mais si le hijab que vous portez vous gêne, n’hésitez pas à l’ôter. Quelque chose me dit que nous nous connaissons d’un temps où ces atours n’étaient pas de mise. Si cette tenue vous protège dans votre quartier, sachez qu’ici, les seuls yeux qui vous observent sont les miens. » »

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