Le Branle d’avant

Le jeudi précédent l’annonce du confinement , un dernier atelier de danse de BALFolk quelque part en France.
Évocation de ces quelques heures singulières de gens qui se touchent, se serrent dans les bras et se prennent par la main sans cesse dans l’exercice de leur passion. Tout ce qui nous est interdit aujourd’hui.
Le titre n’est en rien l’évocation d’une pratique sexuelle fort répandu et aussi agréable que la danse, mais d’une ronde qui nous vient du moyen age.
Peut être du temps de la peste…
Des liens vers des vidéos des différentes danses évoquées dans le texte offrent une atmosphère musicale à la lecture.

Combien étions-nous ce soir-là ?

Une dizaine ?

Beaucoup étaient absents, déjà inquiets.

Nous bravions sans le savoir un interdit qui n’existait pas encore.

Le tabou qui nous séparerait, celui de ne pas nous sourire, nous parler, nous toucher.

Nous bravions une dernière fois encore, l’injonction claire de notre monde ou ce qu’il était devenu, de ne plus échanger les yeux dans les yeux, de ne plus nous serrer dans les bras, s’embrasser et prendre dans notre main celle de notre voisin ou de notre voisine.

Combien étions-nous ce jeudi-là ? Sexagénaires pour les plus jeunes, septuagénaires peut-être et plus encore, nous folkeux qui avaient usé nos semelles dans tous les bals du samedi soir jusqu’aux plus grands festivals de l’été, tant notre santé était insolente.

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