La main dans le slip

La main dans le slip

Pris la main dans le slip, le Benjamin Griveaux, et tous nos médias d’y aller de leur billet d’humeur sarcastique ou offusqué ou coléreux ou complotiste. Au même moment pourtant, une lame a transpercé à mort une infirmière dans la chambre d’un HP indigent et tout le monde s’en fout. Allez comprendre !

Alors pourquoi me priverais-je d’un billet d’humeur bête et méchant sur la boulette pornographique d’un ténor de la Macronie, ex PS, ex strauskanien, ex-ministre, nouvelle victime des « trompettes de la Renommée » ? Que Brassens me pardonne d’emprunter à sa verve talentueuse cette métaphore.

Pourquoi, non de Dieu, ma prose ne profiterait-elle pas de l’aubaine pour faire du buzz ? C’est facile, gratuit et je pense que le Code pénal ne me gratifiera d’aucune amende ni peine de prison. Dommage pour ma renommée, je ne serai pas le premier blogueur incompris français à croupir au zonzon.

Pourtant, il y aurait à dire sur les galipettes de cet imprudent ex-futur maire de Paris. Enfin, galipettes… qu’en savons-nous ?

Précisément, nous n’en savons pas grand-chose, réduits à supputer d’éventuels propos grivois accompagnés d’une masturbation compulsive à l’oreille complaisante d’une maîtresse. C’est porno qu’on nous dit ! C’est mal qu’on nous ordonne de penser, indigne d’un homme public.

Mais qu’est-ce qu’on en a à branler de l’exhibition minable d’un quadra priapique !

Mais que Strauskan tu nous manques ! Ta gueule à faire peur, tes rides et tes poches sous les yeux ! Nul besoin d’imaginer jadis la fellation d’une employée de l’hôtel Carlton. On aimait à penser alors qu’elle fut consentante moyennant finance et la finance, tu connaissais. Mais ce ne fut peut-être pas le cas, et la croustillante bévue d’ex-présidentiable qu’un sordide viol sur une pauvre fille.

Pourtant toutes nos patineuses, gymnastes et fouteuses contraintes dans des vestiaires crades aux parfums de sueurs et de tapis moisis par des entraîneurs phallos, nos jeunes actrices innocentes et pubères initiées aux joies de la sodomie par nos talentueux et délicat cinéastes, nos scouts et enfants de chœur démolis aux foutres évangéliques dans les sombres recoins des sacristies, c’est tout de même, autre chose que la bandaison filmée, que la gerbe masturbatoire même triomphale d’un porte-voix présidentiel. Combien de temps aura-t-il fallu pour que les médias gerbent leurs porcs jadis sanctifiés ?

Allez, benjamins, pour ce coup-là t’es pas vernis et quelle malchance que ça tombe sur toi. Quelle malchance que nous en soyons réduits à fantasmer sur le rouleau à pâtisserie qui t’attend dans ton salon ce soir.

Tout ce ramdam ne pouvait-il pas tomber sur Fillon et sa sainte Pénélope, ou Sarkozy et sa divine Carla, même à ton patron et sa mature « pygmalione » ?

Harr ! Que je rêve d’une constitutionnelle partouze, rue de Varennes avec ces couples renommés jadis adulés, de riches touffes élyséennes, de majestueuses érections présidentielles, de « matignonesque » fellations, exposées sur un écran géant assez tard pour ne pas gêner les enfants de la république.

Harr ! Dommage que tu tombes sous le coup médiatique d’un artiste russe sado maso, même pas candidat et assez con pour publier en son nom ces fades indiscrétions sur ta vie privée.

On va plus beaucoup se voir à présent, tu vas sûrement retourner dans un anonymat à 10000 euros par mois, avec un peu de chance ton épouse sera magnanime et tu sauveras ton couple.

Même pas de quoi pleurer, tu ne nous auras rien épargné.

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