Hôtel Continental

Entre rêves et réalité entre guerre d’Espagne et aujourd’hui, entre Toulouse et Barcelone, entre brigadistes et Zadistes. Seulement trois générations… Un rêve cruel, un mélimélo explosif de fureur, d’amour et de haine.

 

Dans son lit d’hôpital, Kevin observait l’infirmière qui s’affairait sur une veine. Sur son corps meurtri par les coups de matraque des gendarmes d’Espagne puis de France ces dernières quarante-huit heures, la chronique de cent ans de soubresauts révolutionnaires avait résonné. Il était dans un entre-deux pâteux, où la conscience lutte contre le songe.

Il détourna la tête vers la fenêtre. De son œil valide il pouvait voir le ciel et sa pensée s’est envolée. Ce fut d’abord dans un train qu’elle fit étape. Ce dernier murmurait en cadence et balançait doucement vers la France.

Il revenait d’Espagne. Drôle d’idée que d’aller soutenir les camarades catalans qui votaient pour l’indépendance de leur région. Un atavisme brigadiste, sans doute qui lui coûterait une dent brisée par une matraque de la police nationale espagnole et peut-être un œil d’après le toubib.

Le bercement du wagon sur les caténaires qui défilaient et la fatigue avait eu raison de sa vigilance. Il s’était alors endormi.

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