Fête amère

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Quand Bakar retourne dans le village en fête de sa jeunesse,
la joie n’est pas au rendez-vous…

La fête

 

Le soleil couchant étirait les ombres des oliviers sur le piedmont des collines voisines , quand un coup de canon annonça la fin de la récréation des humains, les taureaux stressés s’enfermaient dans le char. Un murmure de vent chargé d’humidité iodée dansait dans les ruelles. Bakar descendait sur la place de son village en fête et plongeait dans sa jeunesse à la fois si proche et si lointaine. Il entendait la voix du chanteur qui réglait les amplis :

— Un ! Deux ! Un ! Deux !

Un coup de grosse caisse, un larsen strident puis plus rien, que la rumeur de la fête qui se rapprochait à chaque pas : éclats de rire, bris de verre, bribes de chant, un hennissement plus loin et puis bientôt une odeur de bouse, de sueur, celle d’un cheval solitaire, celle de mâles trop fiers. Des effluves d’anis mêlés aux fumées d’une grillade parfumée aux herbes des garrigues annonçaient le repas.

Quand le commissaire pénétra sur la place du village, —-> http://www.atramenta.net/embed/46644

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